Bonnes résolutions : pourquoi on échoue et comment réussir enfin ?

Du “cette fois c’est la bonne” au “j’abandonne” : le piège des bonnes résolutions

Chaque fin d’année, le même scénario se répète : « Cette fois, c’est la bonne. »
Nouvelles habitudes, nouvelles promesses, nouvelles résolutions… et pourtant, quelques semaines plus tard, tout s’essouffle.
Ce n’est pas qu’une impression. Statistiquement, le 19 janvier est le jour où la majorité abandonne ses bonnes résolutions. Il porte même un nom : le “Quit Day”.

Plusieurs questions s’imposent : pourquoi ressentons-nous ce besoin de changer et pourquoi nous échouons si souvent à tenir dans la durée ?

Dans cet article, je te propose de comprendre ce qui sabote réellement nos bonnes intentions (spoiler alerte : ce n’est PAS une question de volonté !), et surtout, de découvrir comment mettre en place des changements qui, cette fois, tiennent vraiment dans le temps.

1. Pourquoi ce besoin de prendre de bonnes résolutions ?

Effet « nouveau départ » : Certaines périodes de la vie, Nouvel An, anniversaire ou changement important, agissent comme des jalons temporels.
Ces moments créent une séparation entre le passé et le présent : ils donnent l’impression de pouvoir laisser nos échecs et repartir sur de nouvelles bases, une aubaine !
Ce mécanisme favorise la motivation et l’envie de changement, c’est un processus plutôt sain et positif !

Derrière ceci se cache aussi quelque chose de plus fondamental : l’être humain que nous sommes a un profond besoin d’évolution. Progresser, se transformer, améliorer sa qualité de vie répond à un besoin essentiel de sens.

On ajoute encore à tout ça un phénomène biologique : Les impacts de la visualisation positive !
Imaginer un avenir meilleur active les circuits de la récompense et libère de la dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans la motivation et le plaisir.
Résultat : on se sent déjà mieux… avant même d’avoir commencé à agir.

Mais pour que cette dynamique ne reste pas qu’un élan passager… il faut une étape clé :
prendre le temps de s’interroger sur ce qui compte vraiment, tirer des enseignements du passé et définir des priorités claires pour l’avenir.

Les bonnes résolutions deviennent alors un véritable outil de clarification et d’orientation de sa vie, pas jute une liste de promesses.

2. Pourquoi tu n’arrives pas à les tenir durablement ?

CE N’EST PAS UN MANQUE DE VOLONTÉ : les recherches démontrent que l’abandon provient plus souvent de facteurs structurels :

Le manque de stratégie :
Beaucoup de résolutions sont formulées de façon trop vague : « être en bonne santé », « devenir une meilleur version de moi-même » … Les intentions sont positives mais c’est difficile de les traduire en actions concrètes.
C’est pas l’envie qui manque, mais la clarté du chemin.

Le manque d’intention :
Penser à un objectif ne suffit pas. Il faut savoir quand, où et comment on va agir.
Sans cette planification difficile de passer à l’acte.

Manque de patience :
L’effet « nouveau départ » crée une motivation des débuts très forte. Mais si les résultats tardent… la motivation baisse naturellement.
Le cerveau préfère les récompenses immédiates aux bénéfices à long terme.

Des changements trop radicaux :
On transforme TOUTE sa vie en un jour… alimentation, sommeil, sport, organisation…
Sauf que : changer un comportement demande souvent d’être dans l’inconfort.
Et si les changements sont trop brutaux, le mental et le physique ne peuvent pas suivre sur la durée.

Le piège du « tout-ou-rien » :
Pour certains, un jour sans sport ou un « écart » dans l’assiette sera interprété comme un échec total et peut déclencher l’abandon complet.

On ne prend pas en compte l’environnement :
On veut changer ses habitudes… mais le contexte reste le même : le travail, la fatigue, la famille, les imprévus. Si l’environnement n’est pas intégré à la nouvelle stratégie, difficile de pouvoir tenir sur le long terme.

3. Comment mettre toutes les chances de notre côté ?

Fixer des objectifs précis, réalistes et compatibles dans son quotidien 
Exemple :
❌ « Je dois faire plus de sport »
✅ « Je vais marcher 30 minutes 2x par semaine le mardi à 17h et le samedi à 9h »
Plus l’objectif est spécifique, plus il est facile à appliquer et à maintenir, il améliore la persévérance ET la satisfaction !

Poser des intentions concrètes : « Si ….., alors…. »
Penser à l’objectif ne suffit pas. Il faut décider à l’avance comment on réagira :
– “Si je rentre du travail à 18h, alors je tente une nouvelle recette pendant que les enfants font leurs devoirs.
– “S’il pleut dimanche après-midi, alors on prépare les goûters maison pour la semaine avec les enfants.

Miser sur des petits changements progressifs
Statistiquement, les transformations radicales sont moins durables que les ajustements progressifs. Le cerveau accepte mieux l’effort quand la contrainte est faible, le comportement s’automatise plus facilement.

Se concentrer sur le processus et pas que sur le résultat 
On ne se focalise pas sur la perte de poids, la performance ou un chiffre final, mais sur les comportements quotidiens. Exemple :
❌ « Je dois perdre 10kg »
✅ « Je vais ajouter des légumes à chaque repas »
Pourquoi ça fonctionne : le comportement est contrôlable alors que le résultat peut dépendre de beaucoup de facteurs externes.

Créer un système de soutien
Partager ses objectifs avec quelqu’un augmente fortement les chances de les tenir !

Accepter que tout ne sera jamais parfait
Un écart ce n’est pas un échec, c’est une information (ceux qui me connaissent le savent déjà).
On observe, on ajuste et on continue.

Trouver un « pourquoi » suffisamment fort
Une nouvelle habitude dure plus longtemps si elle est reliée à une motivation profonde.
Exemple :
❌  « je dois faire du sport parce que tout le monde le fait »
✅  « je veux bouger pour avoir de l’énergie avec mes enfants »
❌ « Je dois faire attention à ce que je mange parce qu’il faut perdre du poids. »
✅ « Je veux mieux manger pour me sentir bien dans mon corps et avoir une digestion plus confortable au quotidien. »

Bonus : anticiper les obstacles
Se demander à l’avance quelles pourraient être les barrières et prévoir une solution de secours réaliste.
Exemples :
✅« J’ai fini trop tard et je n’ai pas le temps de cuisiner maison MAIS j’ai de quoi préparer un pic-nic équilibré sans préparation dans mes placards. »
✅« J’ai fini trop tard et j’ai raté mon cours de sport MAIS j’ai une option de secours en individuel (marche, corde à sauter, vidéo sur youtube, …) »

Conclusion : Et si on changeait notre regard sur les bonnes résolutions ?

Les bonnes résolutions ne sont ni naïves, ni inutiles.
Elles traduisent un besoin : avancer, donner du sens, se sentir aligné avec ce qui compte vraiment.
Si elles échouent si souvent, ce n’est PAS par manque de volonté, mais parce qu’on a longtemps cru que la volonté suffisait.

Le changement durable repose surtout sur la compréhension de soi, pas sur la contrainte. C’est se traiter avec respect et avec douceur.

Et si tu veux apprendre à changer sans te contrôler, à avancer sans te punir,
à construire des résolutions qui soutiennent vraiment ton équilibre,
c’est exactement ce que je transmets dans la Méthode C : retrouver ton équilibre sans régime, sans guerre contre toi-même, juste avec du bon sens et de la bienveillance.

Ce n’est pas la contrainte qui fait durer une résolution. C’est la cohérence avec toi-même.