Tu manges plus quand tu es stressé ? C’est normal (non, tu ne perds pas le contrôle)

Tu remarques que tu grignotes plus dès que décembre commence ?
Les chocolats, les biscuits, les apéros… tout t’attire un peu plus que d’habitude ?
Et tu entends déjà la petite voix :
« Tu manques de discipline »,
« Tu dois te reprendre »,
« Tu vas exploser en décembre »…
NON, ce n’est pas un manque de discipline.
NON, ce n’est pas un sabotage.
C’est une réponse normale lorsqu’il y a surcharge du cerveau.
1. Ton cerveau est en surcharge… et il fait ce qu’il peut
Quand tu es stressé(e), ton corps libère du cortisol. Ce n’est pas une hormone “méchante”, c’est une hormone de survie.
Sauf que :
👉 le cortisol augmente l’appétit,
👉 il stimule la recherche de sucre et de gras,
👉 il bloque les signaux de satiété,
👉 il amplifie l’envie de manger “du réconfort”.
Ton cerveau cherche juste une solution rapide pour te calmer. Il n’est pas contre toi : il veut te protéger.
Et en décembre, le cortisol fait souvent des heures supplémentaires…
2. Décembre ou le parfait cocktail pour l’alimentation émotionnelle
Décembre, un mois redoutable :
🎁 La charge mentale explose
Cadeaux, deadlines, organisation des repas, vie de famille, événements, charge domestique, bilans de fin d’année…
Ton cerveau tourne à plein régime.
🎁 Tu dors souvent moins bien
Excitation, to-do interminable, rythme décalé…
Le manque de sommeil stimule la ghréline (hormone de la faim) et réduit la leptine (satiété).
Résultat : appétit +++
🎁 Les émotions sont amplifiées
Entre nostalgie, pression, fatigue et comparaison sociale (“tout doit être parfait”), ton système nerveux est plus sensible que d’habitude.
🎁 La nourriture est partout !
Bureaux, écoles, magasins, maisons décorées…
Tu es littéralement entouré de déclencheurs !
Donc non : ce n’est pas toi qui perds le contrôle. C’est l’environnement + le stress + la biologie.
Un trio… redoutable, comme le mois de décembre !

3. Comment apaiser cette faim de stress (sans restriction)
L’objectif n’est jamais de “se contrôler”, mais de comprendre ce dont ton corps a besoin vraiment.
1. Commence par stabiliser ton énergie
Des repas complets = moins d’envies impulsives.
Protéines + fibres + bon gras, de l’équilibre !
2. Respire avant de manger
Juste 3 respirations lentes.
Ça suffit pour calmer ton système nerveux et réduire la faim émotionnelle.
3. Remplace l’auto-critique par une question intelligente
Au lieu de : “Pourquoi je mange encore ?”
Demande-toi : “De quoi j’ai besoin maintenant ?”
Repos ? Douceur ? Pause ? Relation ? Chaleur ?
La réponse n’est pas toujours alimentaire.
4. Prévois des collations réconfortantes mais nourrissantes
Quelques idées :
🌸 carré de chocolat + poignée d’amandes
🌸 yaourt grec + fruits
🌸 tranche de pain complet + purée d’oléagineux
Tu apaises sans te surcharger.
5. Allège ta charge mentale
Tu as le droit de simplifier :
🌸 un repas plus simple,
🌸 dire non à une invitation,
🌸 alléger les traditions,
🌸 réduire la to-do de moitié.
Ton appétit se calme quand ton cerveau se calme.
6. Autorise-toi des “vrais moments plaisir”
Pas en cachette. Pas en vitesse. Pas en culpabilité.
Un plaisir assumé rassasie plus qu’un plaisir volé.
Conclusion : ton corps essaie de t’aider, pas de te compliquer la vie
Si tu manges plus en décembre, ce n’est pas parce que tu manques de volonté.
C’est parce que ton corps cherche à t’apaiser dans un mois intense, riche en émotions et pauvre en repos.
L’écouter, ce n’est pas “lâcher prise”.
C’est te traiter avec respect, avec douceur, avec intelligence.
Et si tu veux apprendre à comprendre ces signaux, à manger avec confiance et non avec contrôle, c’est exactement ce que j’enseigne dans la Méthode C : retrouver ton équilibre sans régime, sans guerre contre toi-même, juste avec du bon sens et de la bienveillance.



